Lancement de la publication Voices of Peace
Voices of Peace est une publication du Conseil quaker pour les affaires européennes (QCEA), de War Resisters’ International (WRI), de Connection e.V. et d’Agir pour la Paix, édité en mai 2026. Elle rassemble les témoignages de personnes objecteurices de conscience, en particulier en Europe. Cette publication vise à faire entendre la voix de celles et ceux qui refusent de participer à la guerre et à contribuer à l’édification d’une culture de paix alternative.
« Le monde se militarise de plus en plus, avec des conflits, des guerres régionales et la montée en puissance de gouvernements d’extrême droite. La sécurité est de plus en plus envisagée sous un angle militaire, où l’augmentation des dépenses militaires, le développement des armes et l’enrôlement massif de soldats sont présentés comme des solutions aux crises actuelles. Pourtant, nombreuses sont les personnes qui refusent de se conformer à cette logique militariste et choisissent de dire « non » au cycle de la violence.
Cette publication partage les témoignages d’objecteurs de conscience qui ont fait ce choix.
Les objecteurs de conscience sont des personnes qui refusent le système de guerre. Cela peut se traduire par le refus de servir, le désir de quitter l’armée après l’engagement, le refus d’être enrôlé, le refus de suivre un entraînement militaire ou le refus de soutenir ou de participer à toute activité de guerre. Le droit à l’objection de conscience au service militaire est un droit fondamental inhérent au droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion (art. 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, art. 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, art. 9 de la Convention européenne des droits de l’homme et art. 10, paragraphe 2, de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne).
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a, par exemple, explicitement précisé que « le droit à l’objection de conscience doit être reconnu aux conscrits, aux membres professionnels des forces armées et aux réservistes » (A/HRC/41/23, A/HRC/50/43) et a souligné : « Les États doivent respecter et protéger les droits des objecteurs de conscience arrivant d’États tiers, notamment par le respect du principe de non-refoulement et du droit international des droits de l’homme et des réfugiés, ainsi que par la mise en œuvre et la diffusion de lignes directrices sur l’interprétation du droit international applicable, telles que les lignes directrices du HCR sur la protection internationale des demandes de statut de réfugié liées au service militaire. » (A/HRC/56/30)
Les personnes qui refusent le service militaire sont souvent perçues comme des traîtres, des personnes faibles ou antipatriotiques. Cette stigmatisation peut avoir des répercussions sur elles, leurs familles et leurs communautés. Dans de nombreux pays, le refus du service militaire peut entraîner des conséquences graves et durables, et certains sont contraints à l’exil. Souvent, leurs histoires sont ignorées, voire passées sous silence.
Cette publication vise à changer cela en donnant la parole aux objecteurs de conscience et en mettant l’accent sur la dimension humaine de cette question (souvent négligée aujourd’hui face à la montée en puissance des contenus générés par l’IA). Elle célèbre également leur résistance et
leur libre arbitre.
Nous vous invitons à lire leurs témoignages et à écouter leurs voix. »


