Communiqué de presse : décès d’enfant, police et Gaza
Agir pour la paix est un mouvement actif pour la non-violence.
Il est atterré par la mort du jeune Fabian à Ganshoren et par les circonstances de ce décès, après des précédents similaires.
Il est difficile de ne pas penser que celui-ci est dû à un excès de volonté répressive dans le chef du jeune policier conducteur de la voiture engagée sur la pelouse.
Mais comment ne pas s’interroger sur la manière dont ce policier a dû être formé, puisqu’il ne disposait pas encore d’une longue expérience ?
Devant cet immense malheur, comment ne pas penser aux milliers d’enfants morts à Gaza et aux jeunes dont la mort est pratiquement programmée par la réduction à la famine, à l’absence de soins médicaux et aux bombardements toujours en préparation. Comment oublier ces enfants déportés ou massacrés en Ukraine ou ailleurs dans le monde ?
Et comment ne pas être préoccupé par le simple fait que ces événements puissent exister.
Comment aussi ne pas les rapprocher des mises en cause par des autorités européennes de la stricte application des principes écrits en lettres d’or dans la Convention européenne des droits humains ?
L’absence de la persévérance dans la recherche obstinée des moyens non violents de résolution des conflits, et l’indifférence, voire le mépris à l’égard des principes de base du respect de la personne humaine, que ce soit sur le théâtre de la vie urbaine quotidienne ou entre les Nations aboutit à ce spectacle épouvantable où plus rien n’est respecté, même plus la vie des enfants.
L’atrocité des événements survenus au vingtième siècle ne peut se répéter au vingt-et-unième siècle.
La nonchalance ou la passivité dans laquelle se complaisent les autorités internationales et nationales face à des comportements meurtriers produisent le terreau dans lequel la violence ne peut que s’accroître.
Le 10 juin 2025
Jean Louis Vander Heyden, membre du mouvement Agir pour la paix


